Le vent parle au silence

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Le vent parle au silence

Le corps libéré se laisse glisser sur les arêtes colorées.

Les feuilles brisées jaillissent vers le sol. Le bois crache des lambeaux d’écorces. L’automne s’est enfuit profitant du brouillard. Le vent parle au silence d’une rumeur oubliée.

Ce sont de drôles de paysages soumis aux malices du vent, courbés sous le ciel d’hiver que les larmes de pluie viennent caresser.

Chut ! le silence s’éveille.

 Ruisseaux serpentent, dansent dans les remous de l’errance.

 Silence des murs, bourdonnements endormis d’où s’évadent les ombres dans la nuit.

Survivance dans les murs éboulés les marques de notre arrogance. Traces enviées qui rappellent l’ignorance.

Le vent de marne souffle sur les roches émiettées. La terre s’éveille, rocailleuse, les effluves de brume brune emportent les souvenirs figés.

Pierres, murs, mémoires d’un futur lointain, oubliés au détour des chemins, lassés, s’effacent sous le temps présent.