L’Être mémoire

Menu

L’Être mémoire

Marcher, le vent libéré dans les feuilles du passé

Étouffant, chemin vidé des rides laissées

Du vide, il ne reste que l’écho d’un chemin de sons incertains

Un retour, les traces effacées, d’un souffle oublié

La nuit, les voiles tombent sur les ombres sauvages

Oubliées, les images s’évadent

Dans l’humus meurtri des trottoirs abimés

Les ombres humaines quittent les regards

Cendres, les corps sans passé sur le sol retrouvés

Glissés, immobiles quand le vide aspiré

L’être mémoire, écume du temps, est balayé

Griffé, souillé il ne reste que larmes sèches