L’Être mémoire
Marcher, le vent libéré dans les feuilles du passé
Étouffant, chemin vidé des rides laissées
Du vide, il ne reste que l’écho d’un chemin de sons incertains
Un retour, les traces effacées, d’un souffle oublié
La nuit, les voiles tombent sur les ombres sauvages
Oubliées, les images s’évadent
Dans l’humus meurtri des trottoirs abimés
Les ombres humaines quittent les regards
Cendres, les corps sans passé sur le sol retrouvés
Glissés, immobiles quand le vide aspiré
L’être mémoire, écume du temps, est balayé
Griffé, souillé il ne reste que larmes sèches
Guy Demonteil - 2024 - Tous droits réservés - Site réalisé par Epicure Conseils